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Ven. 10

Fév. 2017

19h —

Nour, pourquoi n'ai-je rien vu venir ?

Lecture-spectacle

Rachid Benzine

Dans le bruit musulman, une voix détonne. Un homme travaille au corps le Coran. Un homme déconstruit - déplace et pense. Tout, oui tout est à reprendre depuis que rien n’a été fait. J’ai eu envie que mon petit monde lillois découvre Rachid Benzine, son approche mais aussi son écriture. Il est arrivé avec une fiction puissante cet automne... La littérature viendra toujours au secours du réel. Il y est question d’un père désespéré, d’une jeune fille en révolte. Ce texte faisait écho à mes propres obsessions : Que peut la pensée ? Que peut la connaissance ?

Samira El Ayachi

La violence islamique vient-elle de l’islam ? De la mauvaise éducation ? Du mauvais point de départ ? Comment arrive t-on à un tel choix ? C’est ce qu’interroge ici Rachid Benzine dans ce dialogue qui nous serre le cœur : « lorsque l’on naît dans le même pays, que nous avons la même culture, les mêmes appartenances, comment décide t-on de partir dans un pays en guerre et de tuer au nom d’un Dieu qui est le mien aussi ? ». Ce dialogue impossible rend compte de l’effroi du terrorisme dans ses germes les plus insidieux. Faire entendre ce texte est d’une nécessité brûlante pour moi, une position à prendre face aux inquiétudes actuelles concernant les musulmans de France que l’on a pensé absents du débat.

Mounya Boudiaf

Maison Folie Wazemmes

Lille

Inédit, première lecture française

Mise en espace Mounya Boudiaf 

Avec Hassan Abd Alrahman (musicien oudiste), 

Mounya Boudiaf, Hammou Graia

Regard extérieur François Godart

En partenariat avec Mademoiselle S

Maison Folie Wazemmes

Lille

Texte, Poésie scandée Marc Nammour
Kanun Maya Youssef
Musique électronique, traitements en temps réel et spatialisation Lorenzo Bianchi Hoesch

21h —

— Buffet —

Concert performance musicale

Marc Nammour, Maya Youssef,

Lorenzo Bianchi Hoesch

La rencontre de ces artistes singuliers, suite à la lecture du texte de Rachid Benzine, clôturera ce Festival 2017 sur cette conviction que nous avons, à savoir que les artistes portent un regard important sur l’aujourd’hui. Nous ne faisons pas de politique ou d’économie, mais de l’art, avec un petit a. Le travail, la parole et la réflexion des artistes et auteurs est un repère dans ce monde qui en manque cruellement.

Nous avons découvert Maya Youssef, grande virtuose du kanun vivant à Londres, car nous regardons ce qui se fait ailleurs, ces artistes qui se positionnent sur le réel non plus seulement avec les mots, mais aussi avec
la musique. Nous avons très envie que ces trois artistes se retrouvent au plateau, Maya, Marc, Lorenzo. Marc et ses textes, sa poésie slamée, scandée, Lorenzo en composition live,  son travail de spatialisation des sons, Maya et son kanun, sa concentration et sa puissance, cette musique du souffle.